Jean-Charles Marchiani_twitter

Twitter suspend 300 000 comptes terroristes

Entre janvier et juin 2017, Twitter annonce avoir suspendu près de 300.000 comptes liés au terrorisme. Cela représente une baisse de 20% par rapport à la période précédente.

299.649. C’est le chiffre officiel avancé par Twitter dans son dernier rapport sur la transparence sorti mardi 19 septembre, et qui concerne le nombre de comptes suspendus pour « promotion du terrorisme. » Les comptes qui sont considérés comme terroristes sont ceux qui « incitent activement ou font la promotion de la violence associée à des organisations internationalement reconnues comme étant terroriste » et/ou « qui tentent d’éviter de récentes mesures prises à leur encontre. »

L’image indiquant la suspension d’un compte par Twitter

On y apprend notamment que 75% de ces comptes ont été suspendus avant même la publication de leur premier tweet. Mais l’inquiétude demeure dans la mesure où il y a une très forte réactivité de la part des terroristes pour recréer immédiatement et en grand nombre, des multitudes de comptes, dans l’espoir d’échapper au radar de Twitter.

La firme américaine a par ailleurs indiqué que 95% des suspensions ont été mené par leurs propres outils de détection, alors que cela concernait seulement 74% des suspensions sur la précédente période. Au total, plus de 935.000 comptes terroristes ont été suspendus entre le 1er août 2015 et le 30 juin 2017.

Une plus grande pression des gouvernements pour suspendre des comptes terroristes… mais moins de signalements

Le timing de ce rapport intervient dans un contexte où plusieurs gouvernements européens devaient rencontrer les grands groupes du web à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU du 20 septembre. D’après The Guardian, c’est Theresa May qui est à l’initiative de cette démarche, elle est notamment appuyée par ses homologues français et italien.

Emmanuel Macron et Paolo Gentiloni sont d’accord avec Theresa May pour mettre la pression aux géants d’internet

Ces derniers souhaitent que des entreprises telles que Google, Twitter ou Facebook fassent plus d’efforts pour contrer la propagation de vidéos ou communications djihadiste. Les demandes seront axées sur le développement de technologies capables de supprimer automatiquement ce genre de contenus, dans un délais maximale de 2 heures, au lieu des 36 heures actuelles.

Elles n’en feraient pas assez, malgré leur moyen selon le Financial Times qui cite un responsable britannique  : « ces entreprises possèdent certains des esprits les plus brillants au monde. Ils devraient se concentrer sur ce qui compte vraiment, c’est à dire stopper le développement du terrorisme et de la violence »,

Ce coup de pression fera t-il effet ? Toujours est-il que dans son rapport et un post de blog, Twitter n’a pas oublié de rappeler que les signalements des gouvernements représentaient seulement 1% des suspensions de comptes. C’est 80% de moins que sur la dernière période.

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