Jean-Charles Marchiani en quelques lignes

Jean-Charles Marchiani : Des études promettantes

Né le 6 Aout 1943 à Basta en Corse, et après une scolarité secondaire au petit séminaire d’Ajaccio, Jean-Charles Marchiani poursuit ses études universitaires en France, ou plus exactement à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence où il décocha son diplôme en science politique. Très persévérant, Jean-Charles Marchiani a pu obtenir dans d’autres grandes écoles supérieures, différents diplômes tels que la licence en lettres, certificat en droit public …

Armé d’un tel bagage intellectuel, Jean-Charles Marchiani continua à renforcer ses connaissances théoriques par la pratique professionnelle. D’abord, il milita auprès de « Jeune Nation », mouvement nationaliste voulant défendre l’Algérie, comme département française. Ensuite, à 19 ans, Jean-Charles Marchiani s’engagea dans les secrets français SDECE. Par la suite , s’intégrant dans le monde des affaires comme étant responsable des plus grandes entreprises du pays. Jean-Charles Marchiani perfectionna ses capacités relationnelles. Enfin ,il est devenu conseiller du ministre de l’intérieur français Charles PASQUA, avant de se tourner vers un autre chemin où il a fait preuve de son talent : « la médiation » .

Ainsi le nom Jean-Charles Marchiani restera gravé dans l’histoire des prises d’otages dont la France a été victime et dont il a été le principal négociateur pour libérer les 3 otages du Liban, les 2 otages de Bosnie, les otages du vol d’Air France détourné en Algérie et tant d’autres.

Jean-Charles Marchiani : un manager convoité

Avant d’être négociateur réputé, Jean-Charles Marchiani était responsables dans divers secteurs économiques privés. Et durant, il avait toujours certaines ressources humaines à gérer ou à administrer.

A 19 ans, enrôlé, en tant qu’Officier dans le service de Documentation Extérieur et de Contre-espionnage, Jean-Charles Marchiani a su mener à bien toutes les missions qu’on lui a confiées avec son équipe.

Une fois en possession de son diplômes en science politique, il débuta son carrière au sein de l’usine « PEUGEOT » où il était l’interface entre les syndicats des travailleurs et les responsables de cette grande société française.

Ensuite, au vu de ses succès, la société « AIR-FRANCE » recruta Jean-Charles Marchiani, comme responsables des affaires juridiques pendant une dizaine d’années. Le Groupe SERVAIR l’érigea à un poste de directeur général de la société compte tenu de ses expériences passées.

Le groupe hôtelier MERIDIEN aussi, voulait profiter du talent de cet homme diplomate en le nommant secrétaire général de cette grande entreprise.

Après être chargé de mission auprès du ministre de l’intérieur PASQUA, il est devenu directeur du groupe Thomson.

Ses interventions ne se limitèrent pas seulement dans le volet économique mais aussi dans le système administratif. Mis à la tête de la préfecture de Var par le président Chirac, Jean-Charles Marchiani était chargé d’atténuer et même de mâter les agissements croissants de la mafia, et de participer à la lutte contre le terrorisme dont l’Etat devrait souvent faire face : délivrer les otages français retenus dans les quatre coins du monde. Il était même élu député au sein de l’assemblée nationale et y resta jusqu’à la fin de son mandat.

Persuasif comme il l’est, les succès de Jean-Charles Marchiani démontrent aussi ses dons de Manager/Leadership et no seulement de négociateur comme on le pensait.

 

Jean-Charles Marchiani : des hauts et des bas

Après de brillantes études secondaires dans sa terre natale, la Corse, et des études universitaires en France, Jean-Charles Marchiani avait déployé tous ses talents innés et acquis lors de son cursus professionnel. Connu des monde politique diplomatique, économique et médiatique Jean-Charles Marchiani l’a dû à ses divers exploits, hors du commun, en négociation.

En 1988, avec un grande audace, il a contribué à la libération des trois français Jean Paul Koffman, Marcel Fontaine et Michel Carton retenus en otages par les terroristes d’Hezbollah au Liban. Vient ensuite l’affaire des deux officiers de l’armée française Fréderic Chiffot et José Souvignent pris en otages par des combattants rebelles serbes en Bosnie en 1995. Avec une grande habilité, Jean-Charles Marchiani en fut le principal négociateur pour leur libération. Pour couronner son talent, il a aussi pris part aux négociations pour relâcher les passagers du vol d’Air France qui a été écarté de son chemin vers Alger.

En outre, en tant qu’excellent manager et leadership, Jean-Charles Marchiani participa à la redynamisation de certaines entreprises telles que Servair, groupe Méridien, groupe Thomson et autres.

Mais une affaire de corruption alla temporairement ternir la renommé de Jean-Charles Marchiani : L’affaire Falcone. Il a été impliqué comme collaborateur actif de la mafia dans la vente illégal d’armes à l’Angola. Et cela a fait des remous. Jean-Charles Marchiani était dans la ligne de mire du juge Courroye de l’époque, bien qu’il ait été le conseiller du ministre PASQUA, lui aussi soupçonné d’être mêlé dans cet engrenage.

La vie de Jean-Charles Marchiani passa d’un moment de succès à celui d’échecs. Mais il restait une grande figure de l’Etat, de la société et des familles des victimes de kidnapping par sa capacité de négocier pour des situations aussi délicates soient-elles.

Ces périodes néfastes n’ont pu effacer le souvenir des actes héroïques de Jean-Charles Marchiani dans la médiation.

La preuve, il reçut une distinction honorifique, comme la légion d’honneur, des mains même du Chef de l’Etat Jacques Chirac.

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